Les femmes, une arme fatale contre la faim dans le monde !

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Nous donnons des moyens aux femmes portant des initiatives locales, en co-construisant des programmes avec des ONG locales et internationales.

C’est le cas notamment :

Au Brésil : des potagers sur les toits des favelas 

Horta na laje (Potagers sur les toits) est un programme lancé en 2017 à Paraisópolis, l’une des plus importantes et des plus pauvres favelas de São Paulo. Parmi les 100 000 habitants, près de 30 % des mères de famille quittent leur emploi à l’arrivée des enfants. Moins de revenus, c’est plus de pauvreté et de faim qui s’ajoutent aux risques de marginalisation et d’insécurité majeure.
Co-créé avec l’Association des Femmes de Paraisópolis, le programme Horta na laje vise l’équilibre inverse : donner une formation et des outils aux mères de famille pour cultiver ensemble des petits potagers bio, nourrir sainement leurs familles, et compléter le revenu familial, en cuisinant une partie des récoltes pour le restaurant pédagogique ouvert au public, et en vendant une autre partie. 
D’autres ONG et entrepreneurs sociaux veulent désormais contribuer au développement de ce modèle pour booster son impact.

En Inde : les repas scolaires sont en majorité cuisinés par des femmes. 

Dans le cadre d’un programme d’assistance du Programme Alimentaire Mondial destiné au gouvernement indien, les experts de Sodexo a formé plus de 6 900 personnels éducatifs, dont 50 % de femmes aide-cuisinières, sur les bonnes pratiques en restauration et sur l’intégralité du processus de préparation des aliments pour garantir la sécurité sanitaire des repas. Dans la région défavorisée de Dhenkanal, au nord-est du pays, ce programme contribue non seulement à préparer des repas sains à près de 130 000 enfants dans 1 600 écoles, mais aussi à développer les compétences des femmes. Un moyen de trouver un emploi par ailleurs.

En France : des tremplins pour l’emploi.

Les Tremplins du Cœur est l'organisme de formation des Restos du Cœur en France, partenaires de Stop Hunger depuis 15 ans. Avec Sodexo, Stop Hunger a créé une formation qualifiante de huit mois qui permet à des femmes, bénéficiaires des Restos, d’acquérir des compétences en restauration ainsi qu’un diplôme. En 2019, 7 femmes diplômées commis de cuisine ont été embauchées par Sodexo. L’expérience réussie se poursuit sur une autre formation. 

Au Pérou : mieux manger, tout simplement.

L’initiative Kind Kitchens contribue à aider des mères de famille, et des femmes en général, en leur donnant les moyens d'être plus efficaces dans l'utilisation de leurs ressources alimentaires et, surtout, de transmettre cet apprentissage à d'autres communautés. Le programme s’appuie aussi sur l'évolution des habitudes de consommation dans ces communautés et sur une meilleure nutrition. Les mères de familles apprennent à optimiser les ressources du ménage et, par conséquent, à mieux nourrir leurs familles avec le même budget.

En Guinée et en Tunisie : soutien à l’activité économique et à l’emploi. 

En Tunisie, à l’issue de la mission YEAH!, les recommandations de nos experts sur l’organisation des achats locaux inclut les Organisations Communautaires de Femmes Rurales.

Au sud de la Guinée, avec le Programme Alimentaire Mondial nous soutenons le commerce de riz étuvé produit localement par 500 femmes dans deux coopératives, et aussi la formation de milliers d’autres à cette production de qualité. Ce riz approvisionne aujourd’hui principalement 30 écoles de la région.

Ces deux exemples montrent clairement qu’en soutenant la production des femmes rurales, on peut servir des repas gratuits nourrissants à des millions d’enfants, et avoir un impact positif sur leur vie et leur avenir, mais plus largement sur ceux des communautés locales et des pays.

En Roumanie : coopération pour coopératives de femmes. 

Identifier, convaincre, mobiliser, former et accompagner des femmes parmi les plus pauvres, en vue de créer et développer deux coopératives agricoles locales, sources durables de travail et de revenus, et d’activité économique pour les communautés… Tel est le travail de concertation mené avec les communes de Predesti et Mihaesti, situées à moins de 200 km de Bucarest. A son terme en 2018, les deux coopératives ont été créées, dotées de 6 serres et d’une conserverie. 
La production est actuellement concentrée à Predesti où 8 femmes cultivent des tomates, des épinards, des salades, des poivrons puis font des conserves traditionnelles et équitables, commercialisées localement en ligne et sur les marchés, sous la marque Dar de Gospodar (Le bon produit de la ferme).